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City Lights △ Lloyd

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KNIGHT



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Ven 18 Sep - 16:46

C i t y  L i g h t s

△ Blind △
△ In the deepest night △

Si elle trouvait les valeurs traditionnelles d’Hanami parfois étouffantes, Nano exaspérait Siobhan. Avec sa technologie de pointe et ses hologrammes, cette cité embrouillait l’esprit de la chevalier, qui la quittait souvent avec un mal de tête douloureux et l’envie de rentrer à Esquisse le plus rapidement possible.


Elle avait supporté ce calvaire qu’étaient les enseignes lumineuses de la ville pour son devoir, et son devoir seulement. Elle et sa coéquipière (dont elle ne se souvenait que du prénom, June) avaient accompagné une bourgeoise d’Esquisse et son enfant dans une journée shopping aussi ennuyante qu’épuisante à Nano. Le hic, que Siobhan avait décrit comme « La Grande Injustice », c’était que June avait eu le privilège d’accompagner l’enfant au Theme Park et que Sio, elle, s’était vue l’obligation de rester avec la mère du petit, à faire les magasins sans rien pouvoir acheter pour elle. Entre deux soupirs, elle médita sur sa condition, et ses réflexions se conclurent sur un fait précis : Elle devait être maudite.

Quand la bourgeoise eut terminé ses achats, avec le petit revenu du parc d'attraction, elle signala à ses deux protectrices qu’elles pouvaient disposer, ce qu’elles firent toutes les deux avec joie : Tandis qu’elles buvaient un verre pour fêter la fin de leur journée de travail (même si les Knights n’étaient jamais vraiment en repos), Sio apprit que l’enfant de la bourgeoise était aussi insupportable que sa mère.

Les deux partenaires se quittèrent tard dans la soirée, chacun partant dans des directions opposées. C’est donc à la nuit tombée que Siobhan se mit à déambuler dans les rues silencieuses de Nano, au quartier des habitations. L’obscurité ne terrorisait pas la jeune femme et elle marchait d'une allure tranquille parmi elle, entonnant à chaque centaine de mètres une chanson différente. Elle pressa le pas quand une pluie fine commença à tomber, mouillant ses cheveux attachés en tresse indisciplinée. Malgré la cape qui lui recouvrait les épaules et le dos, Siobhan frissonnait et s’entoura de ses propres bras pour se réchauffer un peu lors de sa marche.

Au bout d'une vingtaine de minutes sous la pluie, elle finit par abandonner l’idée d’arriver rapidement chez elle en passant par les larges avenues proprettes et éclairées de Nano, et finit par emprunter ses ruelles sombres, sans crainte. L’épée qui pendait à son bassin lui donnait la confiance de ne pas appréhender les choses sombres qui vivent dans les ténèbres.

Et pourtant.

À sa propre surprise, et quelle surprise c’était, elle aperçut sur son chemin sombre une personne. Curieuse, elle s’en approcha à pas feutrés et arrêta son chant quelque instant, tandis que la pluie ne cessait de tomber autour d’elle. Dans l’obscurité ambiante, elle n’arrivait pas à bien distinguer le singulier personnage qu'elle fixait, et, pour faire face à toute éventualité, rapprocha sa main de son épée. Mieux valait passer pour une impolie méfiante et agressive que pour un cadavre.

Triste temps, hein ?

Siobhan lança à l’inconnu un regard avisé, puis leva les yeux au ciel, comme pour appuyer ses dires. Dans son mouvement, la partie d’argent qui maintenait sa cape en place réfléchit la faible lumière qui éclairait la ruelle, et on put y apercevoir, incrusté, le blason des Seconds Knights.

Tu es perdu ? Ce n'est pas une honte : Les rues de Nano sont compliquées pour moi aussi. La dernière fois que j'y suis venue, j'ai dû dormir à l'hôtel de ville, parce que je ne savais pas rentrer chez moi.

Son regard quitta le ciel pour revenir sur ce qui semblait être un homme – mais elle n’était jamais vraiment sûre à Nano, avec tous ces cyborgs qui s’y baladaient – et elle lui sourit chaleureusement. Oui, Sio était bavarde, même de nuit.



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GENESIS



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Dim 11 Oct - 2:14

CITY LIGHTS
Lloyd & Siobhan

Nano. Ville d'artifices et de lumières. Ville de couleurs qui scintille dans la voûte céleste. Elle apparaît comme une grosse étoile la nuit, depuis Terram. Les enfants la regardent parfois, quand le ciel n'est pas souillé par les larges nuées sombres. Elle les fait rêver, reflétant dans leurs yeux brillants d'admiration. Toi, elle t'a toujours dégoûté. Depuis le jour de ta chute.
Cette cité t'a rejeté, balayé, comme ça, bam. Tu la hais et pourtant elle est un objet de désir. Désir de vengeance. Un parmi les autres. Un de plus. Mais tout est parti de Nano à la base. Tu sais pas trop pourquoi tu y as posé les pieds. Ce sentiment un peu primitif qui hurle dans tes entrailles, sûrement. Comme un appel suggestif, lointain.
Et puis. T'as toujours voulu voir la gueule de tes tendres géniteurs avant de les déformer à coup de poings, à coup de rage presque inhumaine.
T'as la bave au coin des lèvres et un grognement monte dans ta gorge. T'es comme une bête sauvage, un prédateur qui traque sa prochaine bouffe. Bientôt, leurs os craqueront sous tes dents.

Putain. Plus tu t'enfonces dans la cité, plutôt t'as envie de gerber. T'as la bile au bord des lèvres et ton sang pulse fort dans tes tempes. Une migraine foudroyante te plie presque en deux. Tous ces bruits, tous ces flash. Toute cette technologie. Tu te sens étranger à ce monde. Alors tu empruntes les ruelles un peu sombres, un peu étroites. Les toits se resserrent en étau au dessus de ta tête, freinant un peu la pluie qui tombe sur ton crâne douloureux. Rapidement, le tumulte s'estompe et tu te sens un peu mieux, un peu moins nauséeux. Ton regard s'attarde sur chaque recoin, chaque porte. Tu te demandes où ils vivent. Tu te demande s'ils sont là, juste derrière ce mur, maudissant encore cet enfant non-dérisé, cette abomination. Ou alors ils t'ont oublié depuis longtemps. 35 ans c'est long. Ils doivent être vieux. Peut-être même qu'ils ont eu un autre enfant, sont devenus par la suite grand-parents. Peut-être qu'ils vivent bien, confortablement, sans le poids de cet enfant « mort » sur la conscience. Qui sait.
Tu ricanes un peu avant de te laisser choir contre un mur à un croisement. Tu regardes sans grand intérêt l'agitation au bout de l'allée pavée qui donne sur une grande avenue. Soupir. Tes bras viennent se croiser sur ton torse et tes lèvres se pincent lentement. Pourquoi tu restes là ? Qu'est-ce que tu attends au juste ? T'en sais rien. T'en sais rien.
Et ce rugissement qui persiste dans ton cœur, dans tes boyaux.
Et cette migraine qui va finir par tuer.

Comme une aubaine, tu crois entendre le joli chant d'un oiseau. Sauf qu'il pleut. Qu'il fait nuit. Des bruits de pas te parviennent. Et la silhouette du volatile nocturne se dessine lentement. Il brille, il grince, vêtu d'une armure. Sa douce litanie se suspend dans l'air et une femme arrive devant toi. Un éclair d'argent jaillit de nul part et tu devines bientôt sa provenance. Son blason. Là, qui fixe sa cape. Second Knight. Tes lèvres s'étirent dans un sourire malsain. Ça devient intéressant. Ses doigts effleurent son épée. Tes poings se serrent discrètement.

La Knight esquisse un sourire avant de lever la tête vers le ciel pluvieux. Triste temps, hein ? Ouais. Ouais. T'acquiesces d'un signe de tête et elle poursuit. Tu es perdu ? Ce n'est pas une honte : Les rues de Nano sont compliquées pour moi aussi. La dernière fois que j'y suis venue, j'ai dû dormir à l'hôtel de ville, parce que je ne savais pas rentrer chez moi. Ah ? Je m'en fous. Nouveau sourire. Toujours plus chaleureux. Tu hausses simplement les épaules. Tu sais que tu dois annihiler tout comportement suspect, que tu dois lui donner une bonne raison de partir rapidement sans demander son reste et sans être alarmée par quoique ce soit. Ton nom commence à se faire une réputation et tu crains que ton visage ne suive.

Pas vraiment. Je cherchais un peu de tranquillité, loin de l'agitation du centre ville et de toute cette... Technologie. J'arrive pas vraiment à m'y faire, tu parles à voix basse, les yeux un peu perdus dans le vague. T'essayes de pas paraître trop froid, trop distant. Juste courtois. Tu pèses tes mots, tes gestes et chacune de tes expressions. Ouais, triste temps. J'aurai aimé voir d'autres étoiles que les lumières de la ville.

Tu lèves la tête vers le ciel couvert d'épais nuages sombres derrière lesquels se cachent les astres nocturnes. Un soupir vient caresser tes lèvres avant qu'elles ne s'étirent en un maigre sourire à l'intention du chevalier. Tu espères juste que ça ne sonne pas trop faux.

Emi Burton
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KNIGHT



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Dim 18 Oct - 21:29

C i t y  L i g h t s

△ Blind △
△ In the deepest night △

Quand l’inconnu eut terminé de parler, Siobhan le fixa quelques instants, dans un silence que seule la pluie s’osait à briser. Puis sa main, qui n’avait pas quitté son épée depuis le début de cet entretien, s’éloigna doucement de son pommeau. L’impression que quelque chose n’allait pas ne la quittait pas, mais de là à trancher un inconnu ? C’était une chevalier, pas une exécutrice. Et une fois qu’on lui parlait un peu, l’étranger semblait infiniment moins menaçant : Si son sourire se voulait amical ou charmeur, cela, Siobhan ne savait pas le discerner.

Eh bien ! Nous sommes deux dans ce cas.

Siobhan croisa les bras, continuant de chercher le visage de l’homme à travers l’obscurité ambiante. Elle le regardait avec le regard le plus chaleureux qui soit, mais ses yeux n’exprimaient rien d’autre que le doute.

D’Hanami, je présume ? Il n’y a que les traditionnalistes pour se perdre dans la technologie.

La chevalier parlait en connaissance de cause : Elle avait grandi parmi eux. Autrefois, ses parents parlaient des avancées de Nano comme ils parlaient d’une maladie grave et contagieuse, et durant son enfance toute entière, Siobhan avait été terrorisée par les Holorift, pensant qu’ils pouvaient lui voler son âme. Ce n’était qu’une (très) mauvaise blague d’un frère un peu trop taquin, mais tout de même. C’est en gagnant en âge, et surtout, en quittant Hanami pour Esquisse, que les choses changèrent drastiquement pour elle.

Enfin. Si c’est la tranquillité que tu cherches, je peux penser à de meilleures endroits que des rues sombres et humides pour la trouver. Et de nuit ! C'est dangereux, cités ou pas.

Une façon des plus polies de dire « Allez, circulez ! », appuyé par un regard long, et lourd de sens. Siobhan se demandait si elle pouvait tenter l’attaque frontale, avec cet énergumène, bien trop poli avec elle pour quelqu’un qui errait le soir, dans des endroits suspicieux, comme si de rien était.

Mais tu le sais déjà. Elle choisit d’y aller à la subtilité de sous-entendus, et de guetter la moindre réaction chez l’inconnu.

Nouveau sourire, et nouveau regard en direction du ciel voilé. Siobhan ne savait dire si c’était le mauvais temps, ou la pollution de Nano qui provoquait cela. Maintenant que la question avait été soulevé, elle devait s’avouer encline à un ciel étoilé au dessus de sa petite personne.

On dit de Snowflake que ses habitants, quand ils ne meurent pas à cause de la tyrannie de leur roi, peuvent admirer un ciel des plus prodigieux.

Elle s'emmitoufla dans sa cape, et dit avec un malice évident dans sa voix :

À défaut d’avoir le ciel, on a la fraîcheur de l’endroit.

Elle pensa à sa maison, si lointaine, et la chaleur d’un feu de cheminée, pour se réchauffer un peu. Cela ne fit pas disparaître les frissons bien réels de ses bras.

… Ce qui doit expliquer ton air malade. Mon ami, tu as l'air d'être dans une hypothermie absolue. Ou est-ce juste cela : Un air ?

Elle s’approcha de l’homme sans précaution, pour constater l’ampleur des dégâts. Et également pour voir son visage de plus près, et voir si ses traits lui rappelaient un quelconque avis de recherche dans le baraquement des gardes.

Uh... Je peux te prêter ma cape, si cela peut t'éviter la mort.

Cela lui coûtait, mais tant qu'il ne l'abîmait pas... Le ton que Siobhan avait employé indiquait bien ce sentiment, d'ailleurs.

Et mon temps. Où habites-tu ? Je peux t'y escorter. Mon insigne t'évitera des coups de poignards, crois-moi.



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