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in all my dreams i drown ▲ astérion

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DENIM



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Ven 11 Sep - 10:53

Réveil en sursaut. Un commencement déplaisant, le début d'une journée qu'elle détesterait surement. Le coupable ? Un objet brisé, tombé dans la pièce d'à côté ; chez les voisins. Oh, elle ne les aimait, ces voisins-là : trop curieux, l'oreille collée à la porte et le regard rivé sur la fenêtre. Des gens trop facilement au courant de tout, commères irrécupérables au regard inquisiteur ayant le don de désagréablement la faire frémir.

Alors plus encore qu'aux autres, elle ne leur faisait pas confiance, jamais oh non jamais. Toujours un regard au-dessus de son épaule quand elle les croisait, ses poings et sa mâchoire se contractant en sentant le leur sur son dos. Et il y avait toujours cette petite vois -cruelle!- dans un coin de sa tête, qui lui soufflait qu'ils savaient, qu'ils allaient lui faire payer -qu'elle était foutue. La vérité pourtant, c'était qu'ils n'en savaient rien, s'en foutait probablement autant que de l'enfant que leur fille avait dû injustement abandonner, parce que dépourvu de pouvoir. Énième victime du destin, d'une impardonnable injustice qui ne pouvait que lui retourner l'estomac. Et les entendre ainsi en parler, avec tant de détachement, comme s'ils venaient de débarrasser les ordures, ne put qu'empirer ce sentiment.

Alors elle prit la fuite.

Courir, loin le plus loin possible pour ne plus les entendre pour les oublier et ne plus y penser. Courir autant que ses jambes fatiguées le lui permettaient quitte à sentir sa gorge brûler et ses genoux protester, jusqu'à ne plus avoir de souffler. Et dans sa tête sans cesse leurs mots qui la tourmentent à ne plus savoir quoi en faire, au point de lui donner le tournis.

Ce fut à bout de souffle qu'elle finit par se stopper, courbée et tremblante, toussant et écorchant un peu plus sa gorge irritée. Ils étaient loin et pourtant voilà que Judas se sentait sale de respirer le même air qu'eux, de les avoir regardés. Ils étaient la personnification même de la raison de son dégoût pour ces lieux, ses habitants et leur traditions. Dans cette histoire, les monstres c'était eux, c'était elle -tous. Ca la hante mais très vite son esprit se retrouva accaparé par tout autre chose, silhouette élusive perçue du coin de l'œil. Lui. Oh non ça n'était pas le moment et son corps refusait de répondre, la fuite n'était pas une option. Alors elle voulut se convaincre que ce n'était qu'un tour que lui jouait son esprit une sale blague laissant un goût de cendre sur ses lèvres, sur sa langue. Un goût qui très vite se retrouva remplacé par celui de la rage, un goût métallique écœurant s'intensifiant en réalisant qu'il était là -réel.

Il n'y avait pas d'explication à son état, soudain sursaut de violence viscérale alors qu'elle agrippait le tissu qui l'enveloppait, la crainte et les doutes chassés par la tempête qui faisait vaciller ses prunelles. « — Pourquoi tu me suis ?! » La voix avait fusé avec précipitation, à demi brisée par un essoufflement dont elle n'était pas encore reprise. Et elle tremblait, Judas, la mâchoire crispée et le regard affolé, la colère lui faisant serrer l'étoffe entre ses doigts bien plus fort qu'elle ne l'aurait normalement fait. Oh en réalité elle ne se serait même pas approchée normalement, l'aurait observé de loin sans jamais oser dire un mot. Mais ça n'était pas bon moment oh non et il en payait le prix -parce qu'elle était égoïste.


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GENESIS



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Sam 12 Sep - 20:12

astray
Il y avait de ces jours où l'on espérait que la lune nous tiendrait compagnie ; de ces jours pour lesquels on avait pas vraiment envie de voir le soleil -et toi, en prophète d'Apollon, oh en oracle de Delphe, tu te cachais de ces rayons  transperçant comme un hérétique, infidèle ; et peut-être qu'Hélios était fâché de son existence mille fois oubliée. Peut-être que tes sensibilités n'étaient qu'un tour du destin, peut-être une manière de te rappeler ces faiblesses que tu détestais tant -et tu te débats débats débats, Minotaure, mais les taureaux ne sont pas fait pour nager. Alors tu te noies, et l'étoile te brûle les yeux à travers tes cils trop recourbés, alors la peinture sordide sur ta face allongée oh creusée se craquelle et laisse apparaître des traces de lait de quartz, lilial. Mais t'es pas une fleur, Astérion, et ta poésie elle tient dans tes airs dramatiques, dans tes réponses un peu trop justes un peu trop claires. Pas sur ta peau d'ivoire, que l'on a autant mise à prix que celle de tous les autres d'en-bas.
Tu te caches. Tu crois que tu te caches tout le temps, de toutes manières ; et toutes tes épidermes s'habillent de ce voile si épais -et tu ne suffoques pourtant pas ; habitude, habitude. Pourtant, dans ta manière de respirer, il y a ce sifflement ces choses étranges qui te font rester assis. Peut-être que tu n'allais pas très bien, Astérion. Peut-être qu'il était temps de l'accepter, Astérion. Peut-être que ce vampirisme soudain n'était qu'une manière de te dire que s'en était assez assez assez, une manière de souffler d'arrêter. Arrêter.
Et c'est tellement vague -sable sable dans ta bouche-, ça ricoche et l'écho semble plus creux encore ; tu détestes toujours autant les mots, encore plus aujourd'hui, encore plus tous les jours.
Tous les jours.
Et toutes les nuits, tu les aimais un peu mieux.
Sauvages qu'il étaient ; et sauvage qui te tire vers l'arrière -tu vacilles, poupée de son, on te découvre et tu brûles tu te consumes tu crames -tu grognes, roque roque roque, tu feules tu retires ta cape tu t'engloutis sous elle ; protection, mais l'on a vu tes bleus étranges qui semblent venir de sous ta peau, on a vu les blessures aux poignets qui ne datent pas d'hier, on a vu les cicatrices un peu partout qui ne racontent rien rien rien si ce n'est la manière dont l'existence t'a toujours ballottée un peu partout. Tu te retournes, grand grand grand, fierté et fureur au fond de ces prunelles trop mises à l'épreuve aujourd'hui, et qu'importe ces sons qui se mélangent dans ta tête, tes yeux étaient aussi fous que le reste. Pourquoi tu cries ? Et toi Astérion, pourquoi tu cries aussi, pourquoi tu hurles pourquoi tu te caches pourquoi tu respires pourquoi tu survis pourquoi tu t'amuses pourquoi, qu'est-ce que tu crois faire, Astérion, quand de toutes manières on n'emporte rien d'autre que quelques secrets empoisonnés ? que quelques rires déchiquetés ? que quelques histoires bien vite oubliées ?
Il y a de la haine dans tes réflexes ; encore un peu et t'allais la plaquer contre un mur et oh, tu te rappelles que t'en as pas vraiment la force, aujourd'hui, tu te rappelles que tu peux pas vraiment rugir, aujourd'hui. Alors t'as juste ces ombres sous les pommettes, t'as juste ces corbeaux dans les cheveux ; tu rabats bien vite ta capuche sur ton crâne et l'on ne voit plus qu'une silhouette ô combien inhumaine.
C'est peut-être l'adjectif qui te convient le mieux, Astérion, et l'on voit dans ta façon d'être qu'il n'y a que de la haine que de la haine et des misères.
Ça ne t'amuse même plus.



charogne
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DENIM



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Jeu 17 Sep - 18:57

Le sang battait ses tempes frénétiquement, rendait ses pensées confuses et sa rage plus sourde encore. Le genre de colère qu'elle gardait toujours au creux de ses troupes, sagement endormie jusqu'à ce soit trop, qu'elle n'en puisse plus et qu'elle la laisse s'exprimer. Et c'était tombé sur lui, pas n'importe qui non non il n'était pas n'importe qui à ses yeux et rien que pour cela c'était pire encore.

Ses doigts serraient toujours le tissu, comme par peur de le laisser filer, peur qu'il fuit encore et recommence à la hanter. Il n'y était pour rien dans tout ça, dans sa colère de l'instant et la façon dont sa mâchoire se serrait, au point de lui faire mal. Mais il était coupable de trop occuper de ses pensées, d'apparaitre derrière son épaule, un coin de rue ou de son regard, d'être un fantôme insaisissable mais bien trop présent. Alors elle lui cracherait à la figure, rêverait d'enserrer sa gorge de ses doigts ou de lui arracher la langue mais sans jamais agir oh non car elle était violente mais lâche, toujours, incapable d'arriver au bout de ses pulsions, bien trop terrifiées par ces dernières de toute façon.

« — Pourquoi pas ? » Sa voix s'était brusquement faite mois agressive mais toujours tremblantes, tout juste avait-elle desserré les dents pour le cracher. L'hésitation pointa alors le bout de son nez, la narguait tandis qu'elle observait ses gestes, qu'elle plissait les yeux et que la colère semblait doucement vouloir retourner se tapir dans son coin, jusqu'à la prochaine fois. « — T'as pas répondu à ma question. » Et elle attendait une réponse, même si ses mains avaient doucement relâché l'étoffe entre ses doigts et qu'elle ne semblait plus désirer le noyer -ça aurait été pourtant si facile avec toute l'eau autour d'eux. Au lieu de cela Judas se noyait dans ses propres émotions les larmes perlant à ses cils et l'essoufflement brûlant sa gorge. Ça ne semblait pas vouloir se calmer par conte et son souffle se faisant toujours entendre, sifflant. « — Réponds ! » Elle renifla, ravala sans succès les larmes qui prenaient le pied sur la tempête. « — Réponds j'te dis ! » Et sa voix se brisa, elle sembla même s'effondrer toute entière, courbée devant lui et le poing fermé posé contre son torse alors que son front avait trouvé l'appui précaire de son épaule. C'était ridicule, personnification même du pathétique mais ça n'était pas sa faute à Judas elle voulait s'en convaincre, fort si fort que ça faisait mal souvent. « — Réponds. » Mais ça n'était plus qu'une plainte étouffée, rien d'autre.


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Sam 19 Sep - 21:13

ashtray
Et dans tes colères olympiennes il n'y avait que les éclairs pour apporter de la lumière ; et dans tes doutes bien trop salés il n'y avait que les méduses pour t'électrifier ; et dans ton mal-être trop présent il n'y avait que ta haine pour les autres à exploiter.
Comme pour te dire que tu valais assez.
Et tu ris quand tu tousses, quand tes poumons semblent se refermer sur eux-mêmes oh te dire à quel point ils sont désolés -ou alors qu'ils ne veulent plus de toi. Tu ne sais pas, Astérion.
Et tu ne sais pas non plus pourquoi, alors que saurais-tu d'un pourquoi pas, que saurais-tu des rages de demoiselles flamboyantes ou de soleils qui s'écrasent. T'as pas répondu, Astérion.
Et tu sens ses doigts qui se relâchent -idiot soit le prédateur qui laisse filer sa proie-, sa voix s'adoucir, un tu-ne-sais-quoi qui rend son âme plus ductile ; peut-être que tu pourrais y creuser ton propre chemin tellement elle semble meuble. Acide. Acide acide, et peut-être que le moindre choc la rendra totalement instable. T'as pas répondu, Astérion.
Il n'y a que tes yeux pour la dévisager, que tes pensées bien trop insistantes derrières tes humeurs vitrées pour laisser voir ta stupéfaction et ta manière de t'en foutre ostensiblement -mais t'as toujours été un bon acteur, Astérion, t'as toujours su faire semblant oh faire comme si ça ne te touchait pas le moins du monde. Pas le moins du monde.
((et l'on oubliera les pleurs intérieurs
parce que personne ne les a jamais vu
sauf toi
sauf toi))
Mais elle, elle ; elle pleure du bout de son coeur, si du moins il est encore en place, elle s'étouffe dans son propre air et il n'y a que des plaintes que des plaintes -cruels qu'ils sont à tes oreilles, ces crissements plein de ciment.
((sûrement sûrement
parce qu'elles paraissent bien trop habituelles))
Tais-toi.
Et peut-être que tu te parlais à toi-même, peut-être que c'était juste ton âme qui répondait.
Qui répondait qui répondait.
Et que les mots étouffaient.
Tais-toi.
Comme pour faire mourir les pleurs au fond de sa gorge, comme pour empêcher l'eau salée d'inonder ses flammèches bien trop faibles -et ta douceur a toujours été paradoxale, Astérion, et tes affections n'ont jamais été très claires. Peut-être que tu te mentais là-dessus aussi.
Tu la repousses, remets tes vêtements pour qu'encore on ne voit rien de toi rien rien rien ; rien, sauf tes yeux dorés, les seuls peut-être qui traduisaient tout ce que tu aurais voulu mettre en mots -oh, mais tu ne les aimes pas et ça ne changera pas. Alors tu la regardes, la brindille brisée, avec ces pupilles chaudes par existence et froides en consistance. T'aimerais lui dire qu'elle a du courage à pleurer, mais t'arrives pas à trouver les bonnes syllabes ; t'aimerais lui dire qu'elle doit continuer continuer pas s'expliquer, mais tes lèvres sont pleines de haine pleines de pus pleines de dégoût et ton épaule douloureuse est bien assez pour cracher tes venins.
T'es ridicule. Paranoïaque. Regarde-toi. Regarde-toi. Tu pleures à te prendre des chimères en pleine face, qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Détraquée. Lâche-moi.
((Astérion Astérion, le doré ne va pas aux serpents
te dis-tu en mordant tes lippes de tes crochets))




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